Mogreed, mascotte du Crazy Dog

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Mogreed, mascotte du Crazy Dog

Message par Mogreed le Sam 29 Avr - 20:59


Quelques mots sur votre histoire

Je suis né il y a vingt-neuf ans dans la grande ville de Tokrir, en Luminéar. Capitale de ce pays plein de lumière, enfin de Lums devrais-je dire, cette ville abrite nombre de personnes différentes : marchands de tous genres, riches ou pauvres, escrocs ou honnêtes, tous sont considérés comme citoyens. Mais il y a aussi une catégorie de populations qui n'a malheureusement pas ce droit, les esclaves, et ils représentent un nombre certain d'habitants. Toutes les races, ou presque, sont représentées dans cette population non reconnue, et beaucoup de personne ne se souviennent même plus comment elles se sont retrouvées dans cette situation. Dettes de jeu, capturé puis revendu par des marchands d'esclaves, trophée de chasse ou de guerre, ce ne sont que les plus communs des motifs d'esclavages... Mais il y en a qui n'ont jamais connu la vie « avant ça », ceux qui comme moi sont né en tant que tel...

En effet, je suis le résultat d'un caprice, d'une expérience. Un riche Homme de Tokrir a eu l'envie, et surtout la possibilité, d'augmenter « gratuitement » son capital d'esclave. Pour cela, il a forcé à copuler un Hybride et une Morphème. Et c'est après plusieurs mois d'isolement, que ma mère m'a finalement mis au monde. Je suis né esclave et je n'ai connu que ce statut pendant sept longues années. Je n'ai pas trouvé cela si triste, en y repensant. J'avais été « créé » dans un but précis : mon maître voulait voir si l'accouplement d'une Morphème donnait naissance à un morphème également. Quelle ne fut pas sa déception lorsqu'il me vit naître avec la même apparence que mon père : un hybride de classe homme-loup, avec un pelage aussi noir que l'ébène. Même si je ne correspondais plus réellement au projet qu'il avait pour moi, il m'a laissé vivre grâce à l'aspect bestial de mon apparence. En vérité il n'y avait pas que l'aspect de bestial en moi....

Grâce à une éducation rudimentaire, juste le nécessaire pour le servir et lui obéir, ainsi que quelques « cours » de maîtrise de la part de mon père, ma bestialité s'est peu à peu enfoui au fond de moi. Et c'est grâce à cela, que j'ai senti que je n'étais pas simplement un Hybride, comme tout le monde semblait le penser. Seule ma mère ne paraissait pas convaincue de ce fait. C'est ainsi qu'un soir, dans le courant de ma sixième année de vie sur cette terre, alors que je subissais une séance de fouet pour mauvaise conduite, une de plus, j'ai senti mon corps se briser au rythme des coups. La douleur était telle que ma voix n'arrivait plus à sortir de ma gorge. Je sentais mes os se rompre sous chaque impact du fouet, mes articulations se disloquer, ma peau se contracter... Et c'est sous les yeux ébahis de mon tortionnaire que je revêtis pour la première fois une autre forme que celle arborée habituellement. Devant lui se tenait un jeune loup assez corpulent, au pelage noir de jais, les babines retroussées, avec deux pupilles ambrées le fixant avec férocité. Le reste est un peu flou dans mes souvenirs, mais je me souviens que l'homme a été retrouvé mort, égorgé. Ce n'était pas le premier que j'attaquais « à cause de la bestialité coulant dans mes veines », mais c'était assurément le premier que j'ai tué, même si je ne m'en souviens pas très bien. Enfin grâce à cela, mon maître n'a jamais appris que je pouvais me transformer, enfin c'est ce que je pensais à ce moment là... D'ailleurs, peu de temps après et avec l'aide de ma mère, je me suis découvert une autre forme, plus proche des humains que ma forme hybride. Mais c'est à ce moment que j'ai pris conscience de ma limite. Contrairement à un véritable morphème, je ne pouvais alterner qu'entre ces trois formes : « humaine », hybride et lupine. Puis un jour, ma mère me fut enlevée. L'explication que l'on nous donna fut qu'elle avait commis une faute grave et qu'elle avait été mise en isolement. Plusieurs mois ont passés après cet incident, et chaque jour, je sentais que la fureur enfouie en moi croissait un peu plus. Je réussissais à sauver les apparences en me disant que si je faisais quoique soit de « mal », les conséquences seraient sans doute répercutées sur ma mère. Je sentais mon père abattu, comme s'il savait pertinemment ce qu'il se passait, mais il n'a jamais voulu m'en parler.

Un soir, près d'un an après le début de l'isolement de ma mère, j'ai surpris une conversation entre deux des gardes du maître. J'ai rapporté leur propos à mon père, ne pouvant admettre que ma mère venait de mourir. Il se décida enfin à me raconter que ma mère avait probablement été isolement pour procréer à nouveau. Je n'ai d'abord pas cru ce que j'entendais, mais force était de constater qu'il ne pouvait en être autrement. Ne pouvant plus tenir, je suis allé demander directement au maître ce qu'il en était, sachant pertinemment que cela allait être considérer comme un acte de rébellion.... Je ne sais pas vraiment ce qui était de trop entre le fait qu'il confirme sa mort sans ciller ou qu'il m'annonce l'avoir lui-même mise à mort, mais toujours est-il que j'ai perdu le contrôle à ce moment là. Toute la frustration muée en fureur, toute la haine emmagasiné contre lui, tout refit surface en même temps que ma forme de loup et, l'instant d'après, mes crocs se plantaient dans sa gorge empêchant tout cri d'en sortir.... C'est par cette nuit sans lune que j'ai poussé mon premier hurlement et que j'ai découvert la liberté pour la première fois.

Mon père fut exécuté à ma place puisqu'il leur avait été impossible de me retrouver au cours des jours suivants. En effet, j'avais erré dans les rues d'un quartier pauvre sous forme humaine pendant trois jours, prenant ma forme lupine la nuit pour essayer de trouver de quoi me nourrir. Mais j'étais tellement affaiblis que je ne me suis même pas débattu quand j'ai été capturé par des marchands d'animaux et. J'ai été revendu très vite à un homme semblant riche qui m'offrit à sa fille pour son septième anniversaire. Il était tavernier et apparemment les affaires marchaient bien pour lui. Trop faible pour faire quoique soit, je n'ai mm pas cherché à reprendre forme hybride, et de plus, il me semblait que je ne risquais pas grand chose pour le moment. J'ai décidais d'attendre de reprendre des forces et une occasion pour me faire la malle. La jeune fille, qui se prénommait Aveline, prit soin de moi pendant plusieurs jours, chose qui me surprit car c'était la première fois que je n'étais pas considéré comme un objet, et lorsque j’eus récupéré assez de force pour bouger, elle me surprit une nouvelle fois en me essayant de me trouver un nom.... Moi qui n'en avais même pas reçu de la part de mes « parents ».... Elle hésitait entre Mowgli et Mogreed, mais voyant comment je réagissais mal au premier, elle opta pour le second. C’est ainsi que « Mogreed, le loup d'ébène » entra dans ce monde....

Les jours se transforment en semaines, puis en mois, puis en année. La gentillesse de la jeune fille et la proximité qu'elle a instaurée aux fils des mois m'ont retenu près d'elle. Et plus je restais près d'elle, moins j'avais envie de partir. Certes, je n'étais pas réellement libre, mais je l'étais suffisamment pour apprécier. C'est quelques jours après le huitième anniversaire d'Aveline, où j'avais enfin décidé des rester auprès d'elle jusqu'au bout, que j'ai découvert d'où venait la richesse de son père. C'est elle qui me l'a expliqué en fait, au cours d'une de nos excursions en ville pour son père. Ce n'était pas la première fois qu'il demandait à sa fille d'aller déposer une missive et un gant noire chez un client, sous prétexte qu'il avait du les oublier. Mais contrairement à d'habitude, au moment au Aveline allait glisser le tout par le trou servant à réceptionner le « courrier », la porte s'ouvrit à la volée. Je sentis tout de suite la peur prendre possession de la jeune fille. Je me pressai contre elle pour essayer de la calmer, ne quittant pas des yeux l'homme qui venait d'ouvrir la porte. Elle se fendit d'un grand sourire et remit les deux objets à l'homme en lui disant que quelqu'un lui avait demandé de lui remettre ceci. Puis, après un dernier sourire, elle repartit tranquillement, sans se retourner vers l'homme qui ne la quittait pas des yeux. L'échange n'avait duré que quelques secondes, mais la peur de la jeune ne disparaissait pas. Elle s’arrêta sur une place avec une petite fontaine, et j'en profitais pour me désaltérer. Je posais ma tête sur ses genoux et la regarda avec un air inquiet. Elle soupira et m'expliqua que son père était en fait le chef d'une confrérie secrète, surnommée la « Main Noire ». La taverne ne servait que de couverture, ainsi que de lieu d'échange. Je ne sais pas si elle se doutait que quelque chose allait se passer soir là, mais lorsqu'elle m'annonça que personne ne savait que c'était son père qui dirigeait, je fis tout de suite le rapprochement. Vu l'allure de l'homme que l'on venait de rencontrer, cette organisation ne fait pas dans les œuvres de charités, mais plutôt dans le délit mineur ou majeur. Et alors que personne ne connaissait le chef, cet homme venait de découvrir que c'était la fille du propriétaire de la taverne du « Crazy Dog » qui transmettait les ordres. Elle était en danger... Il fallait agir vite... Je balayais la place du regard et vu l'homme que nous venions de quitter. Il faisait semblant de rien, mais il nous observait discrètement.

Pour ne pas affoler Aveline, je lui donnai un coup de museau contre le genou et m'éloigna en trottinant vers une ruelle. Ne comprenant pas, elle me suivit en m’appelant. Puis une fois qu'elle fut engagée dans la ruelle et donc hors de vue de l'homme, je m’élançai dans une rue perpendiculaire, la forçant à courir derrière. Nous prîmes un bon nombre de virage dans un sens et dans l'autre, cherchant à perdre notre poursuivant. Puis quand je fus sûr qu'il nous avions suffisamment d'avance, je forçai mon corps à prendre ma forme humaine. Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent et j'eus juste le temps de plaquer ma main sur sa bouche pour l’empêcher de hurler. Je promis de tout lui expliquer plus tard, mais que pour l'heure il fallait complètement semer l'homme à qui elle avait remis la lettre, et qu'une jeune fille avec un loup était trop facilement repérable dans ce coin de la cité. La tenant par la main, je l'ai entraîné dans une nouvelle course qui nous a finalement rapprochés d'une place où se tenait un marché. Étant encore en tenue d'Adam, elle alla acheter quelques vêtements pour que je puisse marcher au grand jour. Et une fois habillé, nous avons erré pendant encore une bonne heure, durant laquelle je lui expliqué qui j'étais vraiment, le sceau de la famille de mon ancien maître gravé sur ma peau attestant mes propos. Elle me surprit encore une fois en acceptant ce fait sans me rejeter, et décida qu'il fallait garder ça secret pour l'instant.

Durant les dix-sept années suivantes, Aveline décida, aux alentours de ses quinze ans, de rejoindre l'organisation de son père. Naturellement, elle n'allait nul-part sans moi, et je me faisais un plaisir de lui prêter mes crocs et mes griffes de loup ou d'hybride, en fonction de la situation, à ses services. Il y a beaucoup de changement au niveau physique évidemment mais également au niveau sentimental. Des choses que je n'avais jamais ressenties avec mes « parents » ont fait leur apparition et étrangement cela ne concernait qu’Aveline. Les autres personnes, même le père d'Aveline, ne me provoquaient pas ces bouffées de chaleur. Ne sachant pas ce que cela signifiait, j'ai tout d'abord gardé cela pour moi. Mais plus mon âge croissait, plus cela devenait intense. J'ai donc fini par en parler à la seule personne connaissant ma véritable identité, Aveline. Il s’est avéré qu’elle ressentait la même chose, mais cela n’a pas vraiment impacté notre vie, enfin sur le moment. Puis lorsque nous eûmes vingt-cinq ans, Alistair, le père d’Aveline, décide de laisser les rênes de l’organisation à sa fille. Je pense que ce qui lui a permis de se décider c’est que je lui ai finalement révélé ce que j’étais réellement. Il n’a pas eu l’air tellement surpris, ce qui m’a conforté dans ma décision, et fut même rassuré puisque la relation que j’avais avec sa fille lui assurait un soutien et une protection hors norme. La Confrérie de la « Main Noire » se retrouva donc avec deux têtes au lieu d’une.

Et c’est suite à cela que «Mogreed, le loup », mascotte du Crazy Dog, disparu pour laisser place à « Mog’, le serveur en salle ».


Physique

De part ma naissance, je possède trois formes physiques différentes : une forme loup, une forme humanoïde, ainsi qu'une forme hybride.
Sous forme loup, je possède quatre pattes, une tête, une queue…. Ouais enfin comme tout loup qui se respecte j’ai envie de dire ! Pour être plus précis, je dirais que je suis un peu plus corpulent qu’un loup normal, un poil aussi noir que l’ébène et aussi mat que le jais, des yeux de couleur ambre, et une mâchoire suffisamment puissante pour percer n’importe quelle gorge qui me menacerait. Cette grosse peluche pleine de dents, comme me surnomme Aveline, est entourée d’une aura aussi féroce que celle d’un Alpha.
Sous forme humanoïde, je ressemble presque plus à un elfe qu’à un humain en vérité. Les seuls points commun avec ma forme loup sont mes cheveux d’ébène et mes yeux d’ambre. A côté de cela, mes traits sont assez fins et jeunes, mes oreilles légèrement pointues et ma voix assez neutre. Mes cheveux, noirs donc, sont suffisamment longs pour descendre un peu plus bas que les épaules. Ma taille n’est pas très impressionnante puisque je suis un peu plus petit qu’un humain, mâle, lambda.
Sous forme hybride, toute ma bestialité et ma férocité sont apparentes. En plus d’avoir un pelage aussi noir que sous forme loup, mes yeux ambrés s’éclaircissent sans pour autant virer au blanc complet. Ma taille est presque doublée par rapport à ma taille humaine, mais comme je me tiens courbé naturellement, je ne donne l’impression que d’avoir gagné un petit mètre. Je suis régulièrement toutes griffes et dents dehors lorsque je suis sous cette forme et donne l’impression d’être sur le point de perdre le contrôle, mais cela ne m’empêche point de savoir disparaître dans les ombres…

Caractère


Très serviable et sympathique sous forme humaine, je deviens très passif et câlin sous forme loup… Bon en réalité, ces deux aspects de ma personnalité ne sont visibles que lorsque je sers à la taverne, ou que je suis seul avec Aveline. Le reste du temps, je suis très protecteur envers les quelques personnes que je considère comme ma famille, et je peux devenir très violent envers les autres. Outre ça je suis quelqu’un de très gourmand.
Bien… Maintenant que je fais les aspects globaux de ma personnalité, je vais évoquer dans quelles conditions je change d’aspect, et les variations que cela provoque.
Ma forme humaine est au final la forme que j’arbore lorsque je suis dans la taverne. Que je sois de service ou non, afin de discuter avec ma famille ou avec les clients, je considère être suffisamment serein et en sécurité pour présenter ma forme la plus fragile, mais la plus performante en terme de communication.
A partir du moment où je dois sortir, sauf si c’est pour faire une course pour la taverne, j’ai tendance à prendre ma forme loup. Elle me sert également lorsque je suis en repérage lors d’un travail pour la Confrérie ou en ballade hors de la ville. Mes sensations sont très différentes de ma forme humaine et je suis, en apparence bien moins méfiant mais bien plus vigilant, près à sauter à la gorge de n’importe quel énergumène se présentant à moi.
Quant à ma forme hybride, que je considère moi-même comme dangereuse, je ne la revêts que dans les cas d’urgences, de massacres à la chaîne, ou d’exécution sommaire et rapide puisque je ne maîtrise pas complètement mes émotions. Elle est la forme sous laquelle ma férocité et ma bestialité sont les plus exacerbées, ce qui me rend très cassant ou agressif.
Voilà…


L'indispensable

3 choses qui font peur à votre personnage : Perdre l'amour de sa vie (+++), son ancien maître encore en vie (++), l'esclavagisme (+/-)

3 choses que votre personnage adore : Manger (+++), les grattouilles entre les oreilles et sous le menton quand il est sous forme loup ou hybride (++), le sang d'un esclavagiste (+)
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Re: Mogreed, mascotte du Crazy Dog

Message par Séléphya le Dim 30 Avr - 15:08

Pour moi tout va o/
Attention à tes dents quand même, quand ça traîne de trop ça fait mal .-.

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Re: Mogreed, mascotte du Crazy Dog

Message par Shadow le Dim 30 Avr - 18:50

Alors, après une nouvelle vérification, je valide ta fiche.
Je t'invite donc à aller préparer ton sac avant de te lancer à l'aventure.
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Re: Mogreed, mascotte du Crazy Dog

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